Je venais de terminer la rédaction de Figures Symboliques du Féminin et du Masculin et m’avançais, enchantée, sur les rives thébaines. J’avais pendant des mois exploré la figure du « mâle ». Recherché dans les images et les mythes ce que « ça » dit de lui. Je lui trouvais deux visages. Le premier je le connaissais bien, celui de l’homme défendeur de la loi, droit, sec, c’est-à-dire sans larme, celui qui épouse, impose son nom. Celui qui se doit de ne jamais faillir, de ne jamais chuter, de ne jamais pleurer. Celui qui ne peut pas se poser un instant et contempler le monde dans sa beauté de l’aube, dans sa nuit languissante, et surtout, surtout pas, être sensible aux courbes de l’âme amoureuse (une faiblesse, un danger !). Bref, celui-là c’est le guerrier d’abord, toujours un va-t-en-guerre, pour finir patriarche et seul devant sa table où se taisent ses ouailles.
Mais j’en trouvais un autre, un autre mystérieux. Celui-là est plutôt Chevalier, il vient de la forêt profonde, il danse les pieds nus parmi les feuilles rouges. Il se laisse porter par la sueur du vent. Il se laisse guider par les odeurs des femmes. Il a surtout ce trait très caractéristique de succomber à l’amour et aux douceurs de l’âme, de percevoir le beau et d’y rester assis, devant… Cet Homme-là est l’Homme Vert des vieux contes écossais, le Fils-Taureau, le « Bélier »… On le trouve dès les premières gravures pariétales en forme de danseur sorcier, de bouc, de bête à corne, accompagné de son Serpent de femme. On le poursuit encore dans les plus anciens mythes sous le nom d’Enkidu à Sumer. On le rencontre sous les traits de Grown Pebyr dans le conte de Blodeuwedd au pays de Galles. On le trouve toujours au XIXe siècle dans les prières et contes de la tradition populaire orale de l’Ecosse, recueillis par le folkloriste Alexander Carmichael sous le titre de Carmina Gadelica :
« Ô douce Déesse, écoute ma prière,
Accorde-moi Ton attention,
Laisse mes incantations et mes charmes
Parvenir jusqu’à Toi. Viens à moi,
Ô puissante Mère de tous,
Pour me protéger, moi Ton enfant ;
Ô grande Reine de la Vie,
Ensemble et avec l’appui
Du Seigneur du Bois Sauvage,
Ton fils et Ton amant,
Pour me protéger en Ton pouvoir,
Toi douce Déesse
De la plus pure et plus noble beauté. »
Il se bat sans frayeur contre le nouvel homme. Descendu des forêts il cherche la promise, mais les nouveaux dieux ont envahi la scène et presque toujours il meurt. Cet Homme-là est celui qui dans les plus vieilles traces du monde détient le pouvoir de faire éclore la vie du ventre de La Mère, du ventre de l’Epouse, celui de générer par cycle la renaissance incessante du monde. Sans lui rien n’est possible pour la Reine du Ciel, la Mère du monde. Il est celui qui darde son vaillant devenir puis qui meurt afin de revenir au printemps jaillissant.
Il est Taureau puissant qui de sa corne effilée perce la nuit de sa courbe de lune (quand dans les anciens mythes la lune est masculine), il perce les eaux, il ouvre la membrane, il taille, il fait jaillir ! Celui-là est un compagnon, pas un maître. Sous sa forme Bélier il est omniprésent. C’est Pan, c’est Cernunos… C’est la laine des Béliers que Psyché se doit d’aller chercher, sur leur dos, à la tombée du jour…
C’est un frémissement profond qui pris soin de mon âme quand j’arrivais ce jour, à l’entrée du Temple de Karnac : une allée de Bélier… le dieu Amon !
S’envolaient en éclat tous mes apprentissages, les vieilles formules, les raccourcis rapides, Amon-Zeus ! Là, tout autour de moi ce n’était pas un dieu puissant haut perché dans le ciel et qui viole les filles comme le fait si souvent Zeus. C’était un dieu « caché », c’est son nom qui le dit. Si ce dieu se montrait c’était sous forme de Bélier, un dieu de la génération de la vie car « Le bélier symbolise la puissance génésique. Il est donc associé à tous les dieux en rapport avec la naissance ou la régénération […] celui-ci se présente comme un homme doté d’une tête de bélier[1]. »
Cette force mystérieuse émergeant de la nuit avait pour habitude lors du mois de chémou, pendant la Belle fête de la vallée, de quitter son sanctuaire de Karnac, à la nouvelle lune, pour se rendre sur la rive occidentale du fleuve : « Il retournait au lieu des origines, sur la butte de Djêmé, là où étaient enfouies les forces vitales du serpent Kematef, “ Celui qui a accompli son temps”, en ses dix âmes ba[2]. » Plus haut, de l’autre côté de la mer, bien longtemps avant, déjà, un Bélier était représenté avec des serpents, c’est à Gôbekli Tepe, nous raconte Klaus Schmidt, sur le pilier 1, qu’ « au-dessous de l’ “entrelacs de serpents” apparaît un quadrupède comparativement plus petit, peut-être un bélier[3]. »
Et tous comme dans les temps les plus anciens, comme sur les gravures les plus vieilles, ce bélier est parfois un taureau « parmi les plus anciennes représentations du masculin sacré, parmi les Hommes Verts se tenaient des Hommes Bisons, “des hommes ithyphalliques à cornes d’animal ou à masque d’oiseau […] créatures mi-animal, mi-homme (les centaures)”[4]. » et « À Catal Yöyük des cornes de taureaux ornent l’intérieur des maisons, dans une organisation toute religieuse. Des crânes avec les cornes sont encastrés dans les murs ou délimitent l’espace. Déjà les grottes préhistoriques de Lascaux, en particulier, présentent une magnifique Salle des Taureaux. Elle doit son nom à quatre immenses taureaux sauvages (aurochs) peints sur les murs[5]. » Or ce taureau est lui aussi associé à Amon car « Amon ou Min, sont appelés “Kamoutef”, c’est-à-dire “Taureau de sa mère”[6]. »
J’étais stupéfaite ! Moi j’avais cru les histoires des hommes, le lien des dieux anciens entre Zeus et Amon, mais cette force était là, cette force latente émergente en croissant (de lune), en corne (bélier ou taureau). Il était là cet Homme Bélier, cette force sauvage qui vient du plus profond des forêts de l’âme du monde. A ce moment-là l’Egypte me proposait le Sorciers des Trois Frères, mais en le glorifiant plus encore, en l’approchant des hommes, reconnu, magnifié, en haute grandeur. Était-il sorti de sa caverne ? Pas vraiment, Amon est toujours « le caché »… J’étais subjuguée par l’amplification précise dessinant sous mes yeux ébahis la danse du Roi de la forêt, du Roi de l’obscurité, du Roi qui fait danser la Reine… Je n’ai pas vu de forêts en Egypte, pas de forêts sauvages et tempérées, mais il y a le dessous de la terre, le jeu des ombres et des lumières, le Fils du Ventre est là, il émerge… et ses cornes dressées pointent, animent la matière.
Pénétrant plus avant dans le temple la force fécondante, génératrice de vie, que les Béliers exercent dans leur danse symbolique apparaissait pareille sur les murs : il est aussi ce Dieu au sexe dressé qui promet la félicité et la vie, car Amon est aussi Min. Min n’est pas libidineux, il n’est pas agressif. Il ne traque pas une Daphné apeurée, ce n’est pas Zeus qui fait la femme à son idée, émergente de son cerveau, c’est le dieu ithyphallique qui désire ! Et le Désir est sacré ! Tel ce sexe dressé qui permet à la terre d’ouvrir ses ambages, il est le Roi et en terre d’Egypte il est Pharaon !
Amon n’est pas tout seul et sa compagne est Mout. Ils étaient là, sans violence, sans combat, juste en un face à face recelant tous les mystères du monde. Mout veut dire Mère et leurs amours portent le fruit lunaire en le dieu Khonsou. Ici pas de satyres, de trublions lubriques, Amon fait battre le cœur de la Déesse, lui promet du plaisir. Le Masculin quand il est ce masculin sauvage, archaïque, ne rejette pas la force féminine, il en fait une alliée, une aimante. Nadine Guilhou nous rapporte ce merveilleux texte qui décrit la conception d’Hatchepsout sensée être issue de l’union du dieu Amon avec la reine :
« Pour séduire la grande épouse royale, Amon, le dieu vénérable, seigneur des trônes du Double-Pays, se rendit dans le palais royal où il prit l’apparence de Sa Majesté le roi de Haute- et Basse-Égypte, Âakheperkarê. Il trouva la reine qui se reposait au plus profond de son palais et se tint près de sa couche. Elle s’éveilla en respirant le parfum enivrant du dieu et sourit devant Sa Majesté. L’épouse du pharaon était belle, très belle. C’est pourquoi on l’avait appelée Ahmès, ce qui veut dire « la lune est venue au monde », car elle en avait l’éclat, à moins que cela ne rappelât le moment de sa naissance. Alors, s’approchant d’elle, Amon la désira ardemment, et il se montra à elle en sa forme de dieu, dans toute sa gloire et toute sa force. Étant venu tout contre elle, et tandis qu’elle se réjouissait en voyant sa beauté, œil contre œil, narine contre narine, il envahit de son puissant amour divin son corps de reine, inonda ses sens et sa peau de son parfum divin, composé de toutes les senteurs du lointain pays de Pount. Une langueur envahit la reine, la livra tout entière à cette beauté démesurée qu’elle s’attacha à servir. Sa Majesté – c’est-à-dire Amon – fit tout ce qu’il désirait auprès d’elle, et elle fit qu’il se réjouît d’elle, l’embrassant et le caressant[7]. »
Enivrance et volupté, érotisme et douceur, bienveillance et partage. Ce texte n’est pas sans faire penser aux textes trouvés sur les tablettes de Sumer, rapportant la rencontre entre le Dieu et la Déesse :
« Le roi s’approche, tête haute, de son giron sacré. Il s’approche, tête haute, du giron sacré d’Inanna. Amma-ushumgal-anna, s’allonge à côté d’elle, Il caresse son giron sacré. Lorsque la Maîtresse s’est étendue sur le lit, dans le giron sacré (du roi), lorsque la pure Inanna s’est étendue sur le lit, dans son giron sacré, Elle fait l’amour avec lui, sur son lit. Elle dit à Iddin-Dagan : “Tu es vraiment mon bien aimé ! ”. L’acte charnel accompli, on laisse entrer la foule chargée d’offrandes, ainsi que les musiciens. Un banquet est servi : “Amma-ushumgal-anna étend la main pour manger et boire, Le palais est en fête, le roi est joyeux ; le peuple passe la journée dans l’abondance[8].” »
Combien de société ont célébré l’amour et l’érotisme avec tant de force et de beauté ? Quelle vision, quelle perception du couple et de la hiérogamie ont émergé encore vibrantes en ces siècles antiques ? Pas de pornographie graveleuse, humiliante… Le message au peuple est bien autre que ce que nous voyons, nous, quotidiennement sur nos affiches et nos films… dans nos églises… tout métaphorique soit-il.
Qu’Amon soit un Masculin autre que celui que nous connaissons et vénérons aujourd’hui, un Masculin à qui le Féminin ne fait pas peur, ou dégoûte, s’expose sous nos regards. Qu’il soit un Masculin entier, ayant bu la saveur de sa propre rondeur, de ses pans féminins intérieurs est gravé dans la pierre. Qu’il soit un dieu vivant, fécondant et aimant ne fait aucun doute, car il existe un Amon prêtant une oreille attentive aux pauvres, aux malades et aux femmes enceintes, qui peuvent l’approcher lors des grandes festivités religieuses, « À l’est de son grand temple de Karnak, il possédait un sanctuaire d’“Amon qui écoute les prières”, où il répondait aux suppliques et rendait les oracles, comme en témoignent les “stèles à oreilles” que lui adressaient ses fidèles. Veillant sur la création et sur les hommes comme un berger sur son troupeau, il apparaît proche des humbles, ainsi qu’en témoignent plusieurs prières émouvantes qui ont été conservées[9]. »
Amon, amant délicieux, perceur de la matrice vivifiant, est à la fois le compagnon de la Grande Déesse, le bon père, tout autant que garant de l’équilibre du monde, car dans son dévoilement, sous ses cornes de bouc, il détient en son sein la sagesse féminine de Maât. Il est son père, son fils et son amant, son porteur, celui qui agit la matrice. Le papyrus Berlin 3055 rapporte cette prière, ô combien profonde de sens : « Salut à toi (Amon) qui es pourvu de Maât, auteur de ce qui existe, créateur de ce qui est ! Tu es le dieu parfait […]. Tu jaillis avec Maât […]. Ta fille Maât, tu rajeunis à sa vue, tu vis du parfum de sa rosée. Maât est placée comme un porte-bonheur à ta gorge. Elle repose sur ta poitrine […]. Ton œil droit est Maât. Ton œil gauche est Maât, tes chairs et tes membres sont Maât ; les souffles de ton instinct et de ton intelligence sont Maât […]. Le vêtement de ton corps, c’est Maât. Ta nourriture, c’est Maât. Ta boisson, c’est Maât. Ta bière, c’est Maât.
L’encens que tu respires, c’est Maât […][10]. » Comment ne pas lire, ici, comme le Masculin émerge avec le Féminin (et nous retrouvons la gémellité d’Isis et d’Osiris), et son pouvoir d’agir pour Elle et son agir avec justesse pour Lui ? Cette symbiose parfaite est très exactement celle symbolisée par l’iconographie gauloise où le Serpent ondulatoire pour se mouvoir se pare de cornes.
Au sortir des allées, après le cercle déambulatoire de ma visite à Karnac, je repartais la tête dans les étoiles, le cœur vibrant, l’âme apaisée. Comment décrire ce que cette rencontre peut susciter de réflexion mais aussi et surtout d’énantiodromie de l’âme ? Alors que les lueurs de l’aube se taisaient, je me surpris moi-même à murmurer, en regardant partir les ombres de l’allée : « Ô mon dieu ! »

[1] Nadine Guilhou, Mythologie égyptienne, Poche Marabout, Kindle, emplacement 4881.
[2] Ibid. emplacement 6506.
[3] Klaus Schmidt, Premier temple, Göbekli Tepe, CNRS Editions, Kindle, 2015, emplacement 1409.
[4] Marija Gimbutas, Le Langage de la déesse, éditions des Femmes, 2005, p. 202.
[5] Sylvie Verchère Merle, Figures symboliques du Féminin et du Masculin, Editions du Cygne.
[6] Nadine Guilhou, Mythologie égyptienne, Poche Marabout, Kindle, emplacement 3275.
[7] Ibid. emplacement 2537.
[8] Georges Roux, La Mésopotamie, éditions du Seuil, Kindle, p. 116.
[9] Nadine Guilhou, Mythologie égyptienne, Poche Marabout, Kindle, emplacement 5400.
[10] Traduction de Fr. Daumas, La Civilisation de l’Égypte pharaonique, Paris, Arthaud, 1988.

J’aime profondément les œuvres de Colette.
Colette c’est aussi la danseuse dénudée, l’amoureuse de Missy, celle du jeune Bertrand, nous savons tout cela. Colette soumise, Colette libérée, Colette bisexuelle, Colette sans tabous… Je n’ai pas encore vu le film qui vient de paraître sur les écrans, j’attends, un peu. Peur de la déception ? Attente d’une délectation ? A voir…
Lorsque j’écris des lignes, sagement penchée sur un pupitre et que mes chats se sont lovés sur mes genoux, sur le bois de la table, je pense à Colette. Je sens ce mouvement d’intériorisation qu’accentue la présence des chats. Je sens que ce n’est pas de mon cerveau que jaillissent les mots, mais d’un profond de l’être, d’un lieu indescriptible dont je suis le vecteur que Colette a bien mieux que tout autre connecté à ses doigts. Il ne s’agit pas de « faire comme », de singer, imiter, ni même s’inspirer. En lisant, en écrivant il s’agit de se connecter. Même sans le talent le mouvement vital de l’être tend à s’éveiller. Colette c’est cette capacité d’émerveillement devant la manifestation de la beauté ou la capacité d’horreur devant le petit geste qui cache la souffrance et nous pouvons la suivre car cet élan est l’élan de la vie.
La force et la beauté de Colette résident en ses écrits, c’est là que la réalité de son être jaillit et se dévoile. Si nous regardons avec attention ses photos, son visage est tout autre. L’angle de son regard, tel un renard perdu, les douceurs de ses joues, creusent un regard triste. Tellement triste, toujours ! Et c’est là que Colette me touche le plus. Le regard d’une femme qui sait et qui sent, qui vibre mais qui se trouve enclose dans un monde aveugle et sourd. Le lac immense de son regard est un lac de nostalgie, de chagrin indicible, d’amour mélancolique. Le petit front têtu et sûr de lui de son enfance laisse rapidement place à un regard voilé d’une ombre en pleurs. Quelques phrases s’agrainent et laissent paraître le mal d’amour.
J’aime Colette, car elle ne triche pas, ne joue pas la savante. Elle dit voilà ce que je sens, ce que je ressens, voilà ce que je vis : Colette est totalement, royalement, humaine. Une femme ancrée à ses racines humaines. La beauté de son œuvre, contrairement à une flagornerie, tient au fait de n’avoir pas occulté la souffrance de l’âme, de son âme et d’y avoir adjoint la source d’émerveillement dont elle était capable, de les avoir offertes au monde.
Le serpent a toujours accompagné le féminin. Ses représentations « sont connues dès le Paléolithique supérieur et se poursuivent au Mésolithique et au Néolithique

Le cheminement que nous pouvons suivre est celui qui part d’une énergie féminine agissante et créative, d’un(e) serpent(e) célébrée d’une manière ou d’une autre, depuis la nuit des temps, partout dans le monde. Elle est parfois associée à un taureau (un renard, ou un homme), et comme le dit Klaus Schmidt « De ce moment-là daterait la naissance spirituelle d’un couple divin que nous rencontrons alors et aux époques suivantes sous l’aspect de la Femme et du Taureau, ce dernier symbolisant naturellement la force masculine
Si le serpent, en tant qu’animal, accompagne la Déesse, c’est son énergie « émise par cet être qui s’enroule et forme des spirales
En Grèce se trouve la plus célèbre des serpentes, « Méduse ». A l’origine la Méduse fait partie du trio des Gorgones qui appartenaient à la génération pré-olympienne, c’est dire qu’elle prend ses sources dans des croyances archaïques. Méduse est donc héritière des serpents primitifs que nous savons plutôt bienfaisants, offrent à l’humanité le pouvoir de vie, de mort et de résurrection, du passage d’un état à un autre, sans autre forme de procès.
Dans mon ouvrage La femme dans la société celte, p 45 j’aborde l’idée des femmes encore présentes dans les sacerdoces chrétiens de Bretagne au Ve siècle : « Des prêtres bretons furent admonestés par des évêques Francs au Ve siècle de notre ère pour avoir accepté des femmes auprès d’eux lors de cérémonies religieuses : “Il s’agit de la fameuse lettre de Melaines de Rennes un évêque collaborateur des Francs, envoyée à deux prêtres bretons (c’est–à-dire de Bretagne bretonnante), Lovocat et Cahitern qui se déplaçaient en terre celtique, accompagnés de deux femmes. Faut-il rappeler que la présence d’éléments féminins lors de l’eucharistie ne fut proscrite en Gaule qu’au IVe siècle de notre ère”1. »







